jeudi 16 mai 2013

Sébastien, deux cachets d’aspirine, por favor…

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Je vais faire mon possible dans ce billet pour proposer aux personnes s'étant enquises des diverses affectations professionnelles de mon fils aîné Sébastien. Ce court explicatif vise à ne plus patauger lamentablement dans mes approximations vaseuses en retour aux questions posées. Il n'est pas évident qu'au lu du billet leurs idées soient plus claires que les miennes... mais du coup, je pourrai désormais leur fournir ce lien patate chaude...

Etape 1 :

Sous le monitorage du pater familias, formation intensive en informatique domestique sur Dragon 32 au début des années 80, 1980, je précise. Par la suite et successivement, expérimentations diverses et variées sur ATARI ST, puis AMIGA (traîtrise de l’intéressé passant à la concurrence). Cette formation visait tout de même essentiellement à tester la robustesse des Joysticks du marché de cette décennie (beaucoup de casse) et à acquérir des rudiments en Assembleur pour pouvoir faire le cake devant les spécialistes du jeu vidéo. Ceci, après avoir modifié favorablement les records personnels des incontournables du moment : Pac-Man, Astéroids, Invaders, Arkanoid, Lemmings, etc.

Accessoirement, de la part de l’élève dépassant rapidement le maître, travaux électroniques en chambre pour améliorer les prestations des services téléphoniques français (je resterai sibyllin) et des capacités auditives des malentendants pendant les examens scolaires (je resterai évasif). L’intéressé comprendra, comme le Proviseur de son Collège que je remercie une fois de plus pour sa clémence. Quelques souvenirs de l’époque où j’étais un de ses élèves en Histoire y ont peut-être contribué lors d'une convocation. Douteux, cependant, que celui d’une pilée en Handball lors de la finale de la Coupe du Proviseur contre l’équipe à laquelle j’appartenais à la fin des années soixante (il faisait partie de celle des professeurs), ait plaidé en ma faveur et celle de mon rejeton... Je parle toujours un peu trop.

Etape 2 :

Après des études en classes préparatoires dans un Lycée nancéien et sa réussite à différents concours nationaux (les concours des magasins Carrefour ne font pas partie de la liste), intègre une école d’ingénieur physicien à Marseille (ENSPM devenue actuellement école centrale de Marseille) proposant une filière spécialisée en traitement du signal et accessoirement dans les slogans footballistiques du genre "PSG, enculé".

Etape 3

Stages universitaires de fin d'études en vue de l’obtention du diplôme d’Ingénieur, en zones septentrionales, voire hyper-boréales: Finlande puis Irlande.

Dernière année d'études (traitement d'image) et stage universitaire dans le groupe d'imagerie computationnelle du Tampere Institute of Technology (TTKK pour le intimes, campus situé à proximité de la ville de Nokia).

Vente de pommes, de jus du même fruit, de miel et de fleurs sur le "Milk Market" de la ville de Limerick les samedis matins (avec un furieux mal de crane au petit matin à 6h 30 lié à une étude approfondie et quasi exhaustive des différentes bières et Whiskys proposés sur la planète).

Etape 4 :

Thèse en Irlande, de recherche doctorante à l'Université de Limerick, et obtention en 2004.

Le sujet me laisse toujours une migraine tenace : “Near maximum likelihood multi-track partial response detection for magnetic recording”. Traduction possible, mais hasardeuse, en français : "Approche de détection partielle maximale de la réponse d’un enregistrement magnétique multipiste."
Si j'ai bien compris, ce truc visait à la mise au point de disques durs possédant plusieurs têtes de lecture indépendantes pouvant décupler la capacité de stockage et la vitesse de lecture des disques magnétiques et optiques. La bonne centaine de formules kabbalistiques incluses dans la thèse a épuisé toutes les ressources des macros et plug-ins proposés par les traitements de textes en vogue.

Quelques publications retrouvées sur la toile en rapport avec ses travaux : ici

Etape 5 :

Démarché par Philips Hollande, le climat et le laboratoire en secteur industriel proposé pour ses travaux de recherche lui ont fait couper court à l’expérience ainsi qu’à la prise d’antidépresseurs. Seule, la qualité des bières aurait pu le retenir.

Son premier poste en activité l’amènera à gagner l’Hispanie, au climat moins rude, donc aux filles plus régulièrement court-vêtues, et normalement, aux jambes épilées. Ingénieur système à SIDSA, Tres Cantos (Madrid), entreprise espagnole spécialisée dans la conception de modulateurs/démodulateurs de télévision numérique et internet ainsi que dans les dispositifs d'accès sécurisé. Madrid, au grand damne de sa compagne, barcelonaise de naissance et de cœur, il trouvera en fait un support psychologique quant à son choix auprès du père de sa fiancée, madrilène exilé à Barcelone et persécuté pour un entourage pro Barça.

Poste actuel - soulageant sa compagne - au sein de la plateforme de microscopie optique avancée (ADMCF) de l'IRB (Institute Research in Biomedecine of Barcelona à ne pas confondre avec le International Rugby Board), membre du Spanish Network of Advanced Light Microscopy (REMOA).

La Advanced Digital Microscopy Core Facility est une unité jointe à l'IRB de Barcelone et à son parc des Sciences (PCB). Elle a été inaugurée en Janvier 2009  et offre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 un accès et un support à 16 instruments de pointe ou conventionnels en imagerie dédiée à la recherche en biologie, dans le domaine du criblage à haut débit pour microscopie confocale et multiphonique, utilisant les nouvelles techniques émergentes de manipulation cellulaire et d'imagerie 3D.


Actualité :


Professeur et intervenant en Juin 2012 à : voir iconographie du billet.
Cours en 2013 coorganisés à l'EMBL à Heidelberg.

Et autres actualités à venir...

Publications récentes...

Heidelberg est connue pour son université, la plus ancienne d'Allemagne, fondée en 1386 par Ruprecht Ier du Palatinat, et refondée en 1803 par le margrave Karl-Friedrich de Bade. Les facultés de droit et de sciences humaines sont hébergées dans les anciens bâtiments situés dans la vieille ville tandis que les facultés de sport, de médecine et de sciences se trouvent au Neuenheimer Feld, un campus récent qui date des années 1950. La ville est réputée notamment pour l'enseignement de la physique, de la médecine et de la philosophie.

Le Laboratoire européen de biologie moléculaire, l'Organisation européenne de biologie moléculaire, le Centre allemand de recherche sur le cancer, l'Institut Max Planck de recherche médicale, l'Institut Max-Planck d'astronomie, l'Institut Max-Planck de physique nucléaire, l'Institut Max-Planck de droit public et international comparé sont situés à Heidelberg.

Je vais passer illico à quatre comprimés.

Note : je sais bien que ce qui compte réellement pour des parents, c'est de savoir leurs enfants heureux de leurs choix dans bien des domaines de leur vie. Cela ne m'empêche pas d'avoir un brin d'admiration aussi pour leurs choix de carrière et la satisfaction qu'elle peut leur apporter en complément. Quelques traits d'humour de ce billet cherchent probablement à la masquer.

Note du 07 juin 2013 : rectifications et mises à jour proposées par l’intéressé.

Mars 2017 : Nouveau lien d'activité


lundi 13 mai 2013

La tombée du ciel


Cap Fréhel, Bretagne, FRANCE.

Viens me rejoindre à la tombée du ciel, là où terre et nuages s’unissent et où la mer se fond au miroitement des cieux. Sur cette lande abandonnée, viens humer les embruns. Viens te gorger de vent qui charrie des odeurs de genets et de Callune en fleurs. Laisse le Monde à ses tourments et tes souvenirs défunts aux clameurs du passé. L’agitation n’est qu’un mirage qui veut singer la vie. Vois l’étendue des eaux qui portent vers un horizon sans bornes ouvert sur les songes. Face au soleil levant, trempe ton corps à l’écume et nourris-toi d’espace. 

Oublie tout. Ce jour qui vient ne va jamais finir. Les souvenirs sont prisons, les lendemains des leurres. Cours à perdre haleine, chante tes désirs et lance au ciel un regard chaleureux. Puis, laisse ton corps flotter comme un oiseau marin porté par les rafales, et tangue au rythme apaisant des flots.

C’est aujourd’hui ton heure, tu n’appartiens qu’au vent et un peu à ma main qui te saisit la taille. Sens mon souffle qui veut s’unir au tien.

Embrassons-nous à la tombée du ciel en oubliant demain.

À Valérie

Pierre TOSI - Mai 2013 -

jeudi 2 mai 2013

Obligé de suivre ?




"La technologie n’est ni bonne ni mauvaise. Elle n’est que ce que nous en faisons."


L’avènement de la technologie Internet à la portée de tous a accouché à mes yeux de modes d’utilisation probablement pas imaginés par Licklider.

Ce chercheur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pond en juillet 1962 quelques textes décrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d'ordinateurs. Il fut le premier chef de programme en informatique de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA). Il persuada ses successeurs de l'intérêt des réseaux informatiques.

Bien des décennies plus tard, l’Internet moderne devint effectivement un système d'interconnexion de machines constituant un réseau informatique mondial, utilisant un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données. Un réseau sans centre névralgique interconnectant des millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux. Il transporte un large spectre d'informations et permet l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, pour citer les plus connus.

En pratique, pour l’usager lambda, ce truc est devenu aussi (et particulièrement à ses débuts) une source de réception de «pourriciels» ahurissants dans sa messagerie, un sapin de Noël clignotant de tous ses encarts publicitaires et pop-up à chaque ouverture de pages Internet, l’imagerie et  la vidéo à gogo permettant de dévoiler des talents rares comme Gangnam ou Nabilla, de proposer à tous les vidéos des accouchements de la femme du blaireau de service (ou encore mieux, de publier les échographies du fœtus sur la page Face book qu’il a déjà créé pour lui), le moyen de connecter en direct l’homme du XXIe siècle avec ses cercles virtuels du monde entier pour leur montrer la pizza qu’il est en train de déguster au pied des pyramides de Gizeh ou devant le Taj Mahal.  C’est aussi le moyen de trouver illico la réponse à une question de culture générale - qu’on n’a pas - et de damner le pion à son voisin de camping avant la pétanque : Ribéry n’a pas joué en 1934 au FC Porto, ni à l’AS Pastis. Plus besoin d’arpenter la planète, il y a Street View. Plus besoin de s’encombrer de livres, il y a Amazon. Plus besoin d’agents des Renseignements Généraux immergés dans la population, il y a les réseaux sociaux et le piratage des données. Plus besoin de se taper un exposé scolaire, il y a le copier-coller. Même plus besoin d’un clavier et d’une souris, il suffit de dégueulasser son écran tactile avec ses doigts huileux.

La planète ne dormant jamais, pour ne rien perdre de ce flot d’actualités incessant, ne dormez plus aussi. Restez connectés. En cas de rupture de flux ou de perte de réseau, insuffisance respiratoire aiguë possible. Le domaine des addictions s’est vu étoffé des effets pervers de ce bel outil de communication dévié de ses aspirations avantageuses de départ.

Rien à dire cependant concernant l’internaute consultant régulièrement les billets du Blog-notes de la Mansarde.

Note : Internet permet tout de même aussi de recevoir des liens de correspondants proposant des montages vidéos de bonne facture, dont celui-ci d'un espagnol sur la station fantôme Chamberi du métro de Madrid.