mercredi 6 janvier 2010

Ginkgo biloba




Synonymes français : Arbre à noix, Arbre des pagodes, Arbre aux quarante écus, Arbre aux mille écus.

Description : ce curieux arbre au destin remarquable est l’unique survivant d’une famille ayant connue son apogée à l’ère secondaire, il y a environ 150 à 190 millions d’années. Découvert au Japon à la fin du XVII° siècle, il a été retrouvé, plus tard, à l’état spontané en bosquets, dans la province du Chê-kiang en Chine à proximité d’anciens temples.

Espèce dioïque (arbres mâles et femelles), à feuilles caduques, atteignant 30 à 40 mètres de hauteur. Les individus mâles possèdent des branches obliques, dressées, constituant une cime arrondie, tandis que les sujets femelles ont des branches étalées formant un houppier pyramidal à cime conique.

Feuilles en forme d’éventail, échancrées ou non à l’apex, assez longuement pétiolées, à nervation parallèle.

Fruit drupacé ovoïde, ressemblant à une prune de 2 à 3cm de longueur devenant jaune à maturité et dégageant une odeur désagréable, d’où le fœtida apposé en troisième position dans la classification taxonomique. C’est pour cela que les variétés mâles sont beaucoup plus présentes dans nos parcs.

Intérêt : espèce ornementale au feuillage remarquable en automne, époque à laquelle il vire au jaune intense. Quelques plantations importantes dans le sud-ouest de la France, où il est cultivé pour ses feuilles utilisées dans la fabrication du «Tanakan», soluté prescrit dans les cas d’insuffisance circulatoire cérébrale. C’est la présence de flavonoïdes dans les feuilles qui confère ce pouvoir antioxydant. De plus, cet arbre est particulièrement résistant à la pollution urbaine et n'a pas d'ennemis parasitaires connus.

Anecdotes :

Carl von Linné a suivi la notation ginkgo faite par Engelbert Kaempfer dans son livre "Amoenitates exoticae" publié en 1712. Cette notation est également présente dans les notes manuscrites de Kaempfer, ce qui exclut une erreur de typographie. Kaempfer aurait dû écrire «ginkjo» ou « ginkio » avec un «j» ou un «i» pour être cohérent avec les autres mots japonais qu'il écrivait. La romanisation Hepburn qui utilise un «y», et transcrit «ginkyō» l'ancienne lecture japonaise, ne fut inventée que beaucoup plus tard, en 1887. L'utilisation de la lettre «g» par Kaempfer demeure donc inexpliquée.

Le mot biloba vient quant à lui de la forme caractéristique des feuilles, fendues en deux lobes.

Le nom d’«arbre aux quarante écus» vient du fait que le botaniste français, M. de Pétigny, a acheté, en 1788, 5 plants de ginkgo à un botaniste anglais pour la somme considérable de 200 livres, soit 40 écus d’or.

L’autre nom d’«arbre aux mille écus» est aussi expliqué par l’aspect de ses feuilles qui deviennent jaunes dorées à l’automne et forment comme un tapis d’or à ses pieds.

Sources: Guide Vert - SOLAR; Wikipédia







12 commentaires:

  1. "l’unique survivant d’une famille ayant connue son apogée à l’ère secondaire,"
    Voila ce que c'est de lire trop vite !
    J'ai cru que tu parlais de toi !...
    Désolé...

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  2. PJB> et l'image du bas pour un dessin d'une de mes couches anti-fuites? Au fait, il faudrait que tu me rappelles ton age, le jeune gandin cinquantenaire du milieu de la courbe de Gauss.

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  3. tu ne précises pas que c'est censé ètre le seul arbre censé résister à la bombe atomique.
    C'est un peu un cafard géant.

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  4. Sylvain> tu penses qu'il faut faire péter une bombe atomique au Parc Sainte Marie pour confirmer l'hypothèse?

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  5. Tu peux dire que son fruit pue : Il y en a un énorme à une cinquantaine de mètres de chez moi, et ses fruits tombent sur la route où ils sont écrasés par les passants et les véhicules, empuantissant tout le qusrtier. Heureusement que l'amande se vend assez cher, et c'est pourquoi il y a souvent des gens qui viennent les ramasser, diminuant la quantité qui engendre cette odeur nauséabonde.

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  6. Denis> pas de pot! Tu habites à coté d'une vieille femelle qui se néglige!

    Il y a une quinzaine d'année, époque à laquelle on n'enfermait pas encore systématiquement les psychopathes et où je pouvais déambuler dans les rues et parcs de Nancy avec mon guide vert des arbres à la main pour faire connaissance avec des espèces végétales insoupçonnées en me présentant à elles avec des bonjours Monsieur ou Madame, je n'ai trouvé qu'un ou deux ginkgos femelles. Quelques pépiniéristes ont du écouler depuis,en douce, leurs stocks d'invendus.

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  7. Bonjour,
    Intéressant t ! J’ai toujours rêvé d’avoir un Ginkgo Biloba dans mon jardin ! ces arbres sont superbes.
    J’aménage un coin du jardin et j’ai l’intention d’y planté un arbre, justement donc, j’hésitais entre un Ginkgo ou bien un Acer Japonica, et puis le choix dans mon cerveau (biloba lui aussi) se fait de lui-même: la taille ! à terme : 40 mètres pour le premier et 2 pour l’Acer… je n’ai pas vraiment la place. Et puis le commentaire de votre ami Denis...

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    1. On constate effectivement parfois des erreurs flagrantes - chez les citadins surtout - de personnes qui ignorent la vitesse de croissance et la taille atteinte par les spécimens adultes des arbres qu'ils plantent; genre cèdre du Liban ou pas dans un jardinet ! Pour le Ginko, sa croissance est lente et je n'en ai jamais vu un spécimen en Lorraine qui atteignait cette hauteur. Ce ne sont que les femelles qui méritent le "foetida". Les pépiniéristes en vendent très rarement. Attention par contre au sol dans lequel on le plante. Un labo pharmaceutique m'avait offert un tout petit arbre qui a fini par péricliter chez un ami à qui je l'avais donné avec refus de toute doléance ultérieure... Mon voisin en possédait un (imparfait car j'ai déménagé, mais l'arbre existe toujours) a dû tailler le sien planté trop près de sa façade avant. Le feuillage est magnifique du printemps à l'automne. Dès le début de l'hiver, ici, les feuilles tombent d'un coup constituant un magnifique tapis doré.

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    2. Ah oui les feuilles...je n'avais pas pensé à ça...
      En parlant de beaux arbres, avez-vous vu ces Ombus de la Pampa à Barcelone? Dans mon article ICI
      http://philfff.blogspot.gr/2015/02/entre-midi-et-le-dejeuner-poblenou.html
      (ben tiens comment vous avez fait pour entrer un lien ? celui de mon ICI ne semble pas marcher...)

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    3. Effectivement de fort beaux arbres. Merci pour le lien que l'on peut consulter en le sélectionnant et clic Droit dans Chrome pour le suivre.

      Ah, pour insérer un lien valide dans un commentaire Blogger? Impossible de vous l'écrire dans mon commentaire, l'exemple apparaîtrait directement comme un hyperlien construit. Alors, j'insère provisoirement une image d'explication à la fin de ce billet pour vous indiquer la méthode.

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  8. Merci pour ta patience !
    Soit si j’ai bien compris, il suffit de suivre ton message pour insérer un lien.
    Et pour test, en voici donc un : il faut cliquer ICI
    Si ça ne marche pas, il vaut mieux cliquer


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    1. YEEEEES ! te voilà désormais le roi du code source.

      Tu peux maintenant t'amuser en regardant dans l'éditeur des billets de Blogger l'onglet HTML en créant un billet d'exercice basique, genre une phrase que tu édites en la justifiant de différentes façons en mode texte et tu files voir ce qui se passe en HTML (align center right left etc.)

      Plus marrant: tu insères juste une image dans un billet exercice et tu changes le lien src (source) associé au fameux href (ou l'inverse, je sais plus mais facile à vérifier). Tu regardes dans l'aperçu du billet ce qui se passe. Tu peux ainsi afficher une image sur ta page et au clic sur celle-ci en ouvrir une autre, ou envoyer le visiteur sur une page.

      Après, à toi de devenir l'Empereur du Web en demandant dans le navigateur l'affichage du code source d'une page qui contient des vidéos pour les télécharger comme un malfrat via un clic droit sur les liens vidéos ! Ce que font certains plug-in connus qui au passage peuvent te véroler ta machine. L'artisanat a souvent du bon...

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