vendredi 11 septembre 2009

Un singe en hiver





"Car la vie est un bien perdu quand on l'a pas vécue comme on aurait voulu."

Cette citation approximative du poète roumain Mihai Eminescu ("La vie est un bien perdu pour celui qui n'a pas vécu comme il aurait voulu.") apparaissant au générique de fin du film de José Giavanni "Dernier domicile connu", pourrait tout aussi bien illustrer celui-ci.

Un singe en hiver est un film français réalisé par Henri Verneuil, d'après le roman éponyme Un singe en hiver (1959) d'Antoine Blondin, en 1962. Servi par le texte du romancier et les dialogues de Michel Audiard, je le place sur le podium du genre avec les "Tontons flingueurs" et "Le cave se rebiffe". Effectuer un remake étranger serait une entreprise coupable vouée à l’échec. Les dialogues sont émaillés d’expressions argotiques, de tournures de phrases et de tirades gouailleuses aux saveurs essentiellement perceptibles par un francophone. L’association Gabin-Belmondo fait merveille dans ce beau duo de singes en hiver. En plus de son humour ravageur, ce film a par moment des accents lyriques et poétiques qui le démarquent de ceux que je viens d'évoquer. Il propose une brochette de seconds rôles savoureux. Quelques uns campent des personnages assez proches de ceux de "La traversée de Paris" de Claude Autan-Lara. Une parabole sur la rencontre, l’ivresse du voyage ou le voyage de l'ivresse, le temps qui passe et puis même, une satyre jubilatoire, moins vitriolée que dans la dernière œuvre citée, de quelques « salauds de pauvres ».

Le blog-notes de la Mansarde note ce film 11/10.



A noter: en 1964, Henri Verneuil réalise "Week-end à Zuydcoote" un nouveau coup de maître.

"Un film hors série pour tout dire. Un des plus grands films de guerre, un des plus troublants, un des plus riches en résonance qui ait été produit dans le genre. Il empoigne. Et dans la forme, il brille."
Le Figaro.

11 commentaires:

  1. J'ai mis tout de suite ce commentaire pour infirmer cette constatation judicieuse de ma fille Caroline: "Papa a fait un billet cinéma. Il va encore avoir 0 commentaire !".

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  2. Non mais, de quoi je me mêle ? Allez, au lit sans manger et privée de nitendo D.S. pendant une semaine

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  3. Père Fouettard> même si c'est très dur comme sanction, il ne faut à aucun prix laisser passer ce genre de persiflage mesquin et cet irrespect des ancêtres. Saint Nicolas a pourri notre belle jeunesse. Crevez-lui un sabot de sa bourrique.

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  4. Et re-re-re-message pour faire taire toutes les mauvaises langues !!!!!-(
    S’il y avait une justice dans ce monde Internet-galactique, un billet sur un tel film, ça devrait faire exploser tous les compteurs !!!

    P.S : des coups de bâtons et des marrons pour le Père Fouettard, soit, mais par pitié, ne faites pas de mal à sa pauvre mule !(

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  5. Mlle Myosotis> Brigitte Bardot, je croyais que t'étais consignée dans ta chambre. Encore neuf jours sans Nitendo. Un sabot de bourrique, ça se regonfle en plus!

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  6. Je me permets d'ajouter: "Les gastronomes disent que c'est une maison de passe et les vicelards un restaurant chinois."

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  7. Macheprot> Je reconnais une fois de plus l'homme de culture. Et pour la suite: "Adressez-vous à l'Intendance, nous on paye plus ! On ne connaît plus, on ne salue plus !
    - On méprise !

    En ce qui me concerne, bien entendu, je te salue chapeau bas.

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  8. Encore un, un culte, que j'ai pas vu. Jvais corriger ça.

    Sinon, ce soir sur paris Première y'a le "Cave se rebiffe. Et pis "Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages" sur la 8.

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  9. Peb> merci pour le programme du jour. Je vais sans doute regarder ce soir Paris Première. Je te renvois l'ascenseur dès qu'"Un singe en hiver" repasse sur une de nos chaînes !

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  10. peb, webpupil> Filez-moi 90 cts et je vous le trouve à la médina, " DVD DVD bonne qualité, bon prix..."

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  11. PJB> Pépé le Moko c'était dans la Casbah d'Alger, non? Mais, en y réfléchissant, à ce prix là, je peux sortir mon DVD du coffre plombé antiradiations dans lequel je le conservais pieusement: des banques de données solides semblent implantées au Maroc.

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