mardi 14 octobre 2014

SUPERTRAMP

L’histoire des grands groupes de musique Rock des 70' est émaillée de fâcheries, dissolutions et recompositions partielles. Supertramp n’échappe pas à la règle. Une période phare indéniable couronne souvent leurs biographies. Celles-ci sont faites de courtes résurgences créatives, de creux de vague, de retours en grâce publics d’origines variées. Remettre du beurre dans les épinards quand les comptes personnels s’assèchent après des années cigales n’est pas un moteur à négliger. Supertramp n’échappe pas aux séquences évoquées. La presse claironne régulièrement une recomposition des groupes initiaux (quand il n'y a pas eu de morts...), histoire de faire frétiller d’impatience les fans nostalgiques et avides de retours aux sources rédempteurs. Les vendettas, les disputes de cour d’école tenaces ("Y m'a piqué mon LSD dans mon cartable."), les rancœurs gluantes ("Tu m'avais promis de ne jamais interpréter cette chanson sans moi."), font la plupart du temps échouer ces projets parfois montés de toutes pièces par les journalistes. Le groupe "Superclochard" n’a pas fait l'économie des scènes de ménage et chicaneries du genre. La composition initiale ne s’est plus reformée jusqu’ici, laissant sur leurs bancs des membres de départ avec une bouteille de jaja.

Après tout, il y a de quoi s’en tamponner royalement le coquillard. Les dix années fastes allant de 1969 à 1979 suffisent à la mythologie du groupe et à graver sans peine une "compilation best of" de deux CD dans laquelle il n’y a rien à jeter. Originalité musicale, variété des thèmes et des ambiances des morceaux, créativité au pouvoir approchant parfois celle des quatre garçons dans le vent de Liverpool, font passer deux heures agréables à l’auditeur. Si celui-ci est un vieux con nostalgique, il affirmera que cette glorieuse décennie n’a pas été déboulonnée par les suivantes. Les groupes futurs des principaux courants Rock s’alimenteront sans fin au gisement de ces années là. "C´était hier, mais aujourd’hui rien n´a changé...", ainsi parlait Zarathoustra... ou Cloclo.




7 commentaires:

  1. Keep on, Brother, and let the old good times roll !

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    1. ... until it rains again during the breakfast in America.

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  2. Bien que n'appréciant que moyennement la chanson, je l'ai écoutée jusqu'au bout, espérant qu'une petite marche arrière pourrait permettre à la fille qui saute au-dessus de la flaque d'eau d'y atterrir en plein milieu... Espoir déçu... Est-ce toi qui a fait la vidéo ? En tout cas, les feuilles de papier ne sont pas laissées à la traine !
    Denis

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    1. Je ne sais pas si tu connais l’émission d’ARTE « Karambolage » ? Elle propose parfois à la fin une courte vidéo tournée soit en Allemagne, soit en France. Les téléspectateurs peuvent donner l’indice qui leur a permis de fournir la réponse exacte. Je vais visionner à nouveau ce clip pour voir si un indice peut déterminer le pays dans lequel il a été tourné. Tu peux donc en conclure que je n’en suis pas l’auteur ! En fait, cette vidéo YouTube enchaîne plusieurs titres de Supertramp, si tu la laisses tourner. Le premier n’a pas enchanté notre internaute pervers guettant une séquence de fille qui se croûte dans la flaque ! Nenni, la séquence a peut-être été coupée au montage…

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    2. Si je me souviens encore un peu de mes cours d'allemand, il y 50 ans ! ça veut dire : réponse : Allemagne.
      En ce qui concerne Karambolage, je dois avouer qu'il m'est difficile de regarder les émissions d'Arte ici aussi bien du point de vue connection que de celui de mon emploi du temps, même si je suis presque retraité. Mais on sait que ce sont ceux-là qui sont les plus occupés... Tu verras quand ça t'arrivera...
      Denis

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    3. Perfekt. Tu peux jeter un œil à ce lien qui propose quelques uns de leurs petits clips YouTube . Même un non-retraité peut se le permettre.
      Quant à la retraite, j’ai remarqué quand j’exerçais encore (je suis donc retraité, même si pour moi le terme est abusif) que c’était le juge de paix chez certains patients. En couple, ça passe où ça casse. Deux individus doivent alors coexister à un point parfois jamais atteint avant du fait de leurs exercices professionnels accaparants. Certains, effectivement deviennent encore plus actifs qu’avant (les curieux, ou ceux qui fuient la cohabitation!). D’autres dépriment après avoir attendu avec impatience cette échéance. Comme si l’abandon de décennies d’automatismes et de rituels professionnels les désorientait. Je te souhaite la forme active et sereine.

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