vendredi 28 décembre 2007

La java norvégienne

Highslide JS



Papillon dans la rosée - Affichage Highslide JS

Tornstein Hønsi, norvégien de naissance, propose gracieusement pour un usage non commercial une application en Java-script permettant en particulier le zoom de photos en survol sur la page principale d'un site ou d'un blog. L'application sur site ne pose aucun problème, par contre, cela se complique sur un blog. Dans ce cas, la solution élégante consiste à ajouter deux lignes de script dans l'éditeur HTML de votre page modèle qui appellent l'application serveur quand un secteur réactif des billets est cliqué. L'insertion de miniatures dans un billet devient alors très simple et n'alourdit pas son code HTML.

Décembre 2007:
Procrastin m'indique en quelques mails qu'il faut affecter aux applications Flash (s'il en existe sur vos pages qui accaparent le devant de la scène) un paramètre wmode= "Transparent" au lieu du mode "Window" appliqué par défaut. A faire passer aux spécialistes. A noter que la technique fonctionne également pour les vidéos que vous insérez dans vos pages à partir de You Tube ou Daily Motion. L'auteur m'a fort gentiment donné lui aussi sa solution en me fournissant un lien sur son forum : solution

N'hésitez pas à visiter le site très professionnel de l'auteur. Merci à Procrastin pour sa mise à disposition du lien "Highslide JS".


Aux personnes m'ayant adressé des mails

Pour utiliser l'application sur Blogger vous devez inclure les lignes de script ci-dessous dans la page maître juste avant "/head":


Sur mon blog, j'ai personnalisé le fichier "style.css" (que vous pouvez renommer à votre guise, ainsi que le dossier highslide et ses fichiers, pour créer différentes feuilles de styles), de façon à obtenir une présentation homogène mais fixe des textes, des images et des cadres. Cependant, vous pouvez appeler directement l'application et des styles variés à partir des pages HTML de vos billets. La méthode est plus lourde mais plus complète. Dans ce cas, les lignes de script en page modèle sont inutiles, voire parasites. Si vous programmez en Javascript, cela ne devrait vous poser aucun problème. Ce n'est pas mon cas, malheureusement...

Novembre 2008: la dernière version de Highslide JS facilite grandement la manipulation sur blog et a résolu les quelques problèmes de compatibilité avec les navigateurs du moment. La version active actuellement sur mon blog est la version 4.0.8.

Janvier 2009: la marge droite du blog vous propose diverses fonctionnalités de l'application. "Accueil" l'affichage en survol d'une page HTM et les titres colorés, celles d'applications Flash avec des fenêtres de tailles variées que vous adaptez à celles de vos applications.



lundi 10 décembre 2007

VOLTAIRE vs ROUSSEAU : "Nous nous sommes tant haïs."


Loin de l’étude littéraire autour de la célèbre querelle épistolaire entre Voltaire et Rousseau, ce billet tient à faire part de l’admiration sans borne que je porte à la langue brillante dans laquelle ces beaux esprits du XVIIIème siècle ont correspondu sans en venir aux mains. L’affrontement d’idées de ces deux phares du Siècle des Lumières se perpétue encore de nos jours au travers d’idéologies politiques ou de principes éducatifs. Pourquoi les partisans des principaux mouvements révolutionnaires à venir défilèrent-ils avec le Contrat Social sous le bras et pas avec le Candide de Voltaire ? Pourquoi a-t-on voulu faire de Rousseau le défricheur des grandes idées modernes et Voltaire le dernier des Classiques au service de l’Aristocratie alors qu’il a contribué tout autant que le premier mais sur un mode différent à sa chute ? Je laisse ces deux questions en suspens.

Le point de départ de la querelle est un essai philosophique de Rousseau commencé en 1753 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé: « Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ? »

L’inspiration polémique qui unit les textes proposés y prend des formes différentes : la légèreté de Voltaire convient à l'éloge d'une société brillante mais un peu futile; la gravité un peu pontifiante de Rousseau se prête à l'éloge des sociétés archaïques. Dans le registre polémique, les deux hommes manifestent leur singularité : Voltaire y déploie un tempérament railleur qui lui fait connaître et désigner ses adversaires. Rousseau, quant à lui, a beau stigmatiser "l’éloquence frivole" : il n'en donne pas moins un vigoureux exemple où s'affirme une idéologie austère et vindicative peu soucieuse de nuances.
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jeudi 6 décembre 2007

Scoubidou : retour aux origines



Le fil de la pensée prend parfois des détours lui donnant en fin de parcours des allures de scoubidou. L’édification folâtre de ce court billet glorieusement dédié au petit objet tressé à l’aide de brins de plastique souple colorés, illustre clairement cette métaphore osée, Joséphine. La tocade du scoubidou fit fureur au début des années soixante en France, tout comme les bretelles vertes à l’époque hitlérienne.

1 - Le point de départ du billet est logique, cartésien, implacable : un commentaire chafouin du précédent.

2 - Par un léger détour de la pensée, paf, sortit soudain d’un chai du château de l’archiduchesse, le bon Sacha sussurant sa scie tout en chassant sans son chien et ne sachant où sécher ses chaussettes sans souche bien sèche: .... et des scoubidous bidous ah… Normal direz-vous ce léger saut du coq sans sauter pour autant sur l’âne. Scoubidou = Sacha Distel. (point)


3 - Au fait que nos artistes populaires des années blotties douillettement au creux des trente glorieuses puisaient sans vergogne dans le vivier des succès méconnus chez nous de la chanson « parce-que-transatlantique », un doute tintinnabulant s'immisça dans un coin relativement actif de mon esprit en cette fin d’après-midi à la météorologie aussi pitoyable que le reste du dit-esprit. Constat amer peu surprenant: cette œuvre majeure du répertoire de la grande chanson française n’avait pas échappé à cette pratique éhontée de ruffians. Nos stations radios grandes ondes du début des années soixante ne coinçaient que quelques crachouillis entre Oslo et Hilversum et la BBC ne donnait pas encore à outrance dans la diffusion des standards américains. Un certain Allan Lewis était à l’origine de la scie chien fidèle de Sacha qui par la même fit fissa et attacha son chat. Les paroles originales récupérées sur internet me plongèrent, si besoin était, dans une stupeur supplémentaire, payée +10% dans les mois à venir: cela resterait un peu court d’affirmer que des remaniements véniels avaient été apportés au texte.

4 -Le titre original «Apples, Peaches and cherries» était devenu «Des pommes, des poires - et allez savoir pourquoi - des scoubidous». Pêches et cerises avaient du dépasser la date de péremption? Quant aux couplets, plus de marchand des quatre-saisons avec sa jouvencelle affriolante faisant chavirer le cœur du narrateur au point de la circonvenir et de l’engrosser à feu continu jusqu’à l’obtention d’une nichée d’une bonne dizaine d’oisillons braillant pour que vous ajoutiez à votre panier garni, sur la fin de la chanson, une kyrielle de légumes verts: choux de Bruxelles, brocolis, courgettes, haricots-verts, asperges etc...

L’infortuné Sacha traversait, lui, une tout autre aventure: ramassage trivial chez des amis d’une poulette - clone probable de Dalida - qui, les jours suivants, lui fait ingurgiter jusqu’à l’indigestion des fruits au point qu’il finit par la jeter entre deux aller-retour aux WC : « Car les fruits, c'est comme l'amour / Faut en user modérément / Sinon... ça joue des tours. » Sic. Et réplique de la gourgandine outragée: « Mon pauvre ami, des typ's comm' toi/ On en trouv' par milliers ... » équivalant châtié du plus probable : « Des connards du genre / je shoote dans un bec de gaz / et y’en tombe mille... »
5 - Morale de la fable à la française «Le célibat, y a que ça de vrai.» à opposer à celle de la version américaine «Fermez votre fenêtre quand vous entendez passer un marchand de quatre-saisons. ».

6 - Les détours de ma pensée ne purent s’arrêter à ces quelques découvertes. Je devais m’intéresser désormais à l’objet princeps et à la question cruciale: «Qui a inventé le scoubidou ?»

Alors-là, faites l’expérience, vous tombez sur une moisson de sites peu communs traitant des techniques du scoubidou, gorgés d’une iconographie délirante dont quelques exemples frôlent le monstrueux. Ceux-ci ne pipent mot sur l’origine du truc. J’ai juste pu glaner l'explication du nom "scoubidou" issu d'une onomatopée prise aux chanteurs de jazz américains : "scoo bi doo bi dooh ah !"

J'ai trouvé un seule réponse plausible dans « Les questions Yahoo ». Elle va me permettre d'avoir cette nuit un sommeil moins agité qu'à l'accoutumée. C'est un vieux loup de mer chérissant l’océan (cela soule de course), et qui ne fait plus que partir pour le grand large en pensées, assis au port sur une bitte d’amarrage : " Il y a bien longtemps que les marins faisaient des "tresses" pour éviter aux bouts de leur cordages de "se barrer en queue de vache" (formule mondaine). Cela s'appelle des "épissures" et il en existe de multiples formes et variétés selon les pays les régions et les traditions. Il y en a même des rondes à l'intérieur desquelles ont met 1 lest (plomb) et on obtient un "lance amarres. Avec-celui ci on lance assez loin un petit cordage auquel on en fixe un plus gros par exemple pour un remorquage."

Conclusion :

Origine marine probable du scoubidou? Pourquoi pas, on sait qu’on en vient tous...
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lundi 3 décembre 2007

Le tube à scoubidou








 Le blog-notes de la Mansarde

Une "chtite counerie" de rien du tout de fond de tiroir, ou comment tracer des fonctions en Flash à l'aide d'un électron libre particulièrement bavard. Le changement de couleur à l'inversion du balayage finit par dessiner un truc ressemblant vaguement à un scoubidou. Je me tâte pour déposer le brevet...