lundi 7 novembre 2011

Adele 21 c’est de la bombe H.


Tu me prêtes le C.D que tu passes en musique de fond ? Il a l’air pas mal du tout. Une écoute plus attentive en décubitus dorsal sur la paillasse de la Mansarde, le casque sur les oreilles, je fais une pause après le cinquième titre de l’album «Adele 21». Incrédule, je me dis que, niveau qualité, cela ne peut pas tenir jusqu’à la fin. Et bien, si… la chanteuse londonienne Adele Laurie Blue Adkins tiendra fermement les commandes de son Alpha Jet jusqu’à la dernière piste, maitrisant de bout en bout les tonneaux à facettes, les remontées dos, les Immelmanns et les vrilles. Il y a un peu de Janis Joplin, d’Amy Whinehouse, dans cette bonne femme. Tout en maitrise, virtuose de la rythmique et pointue dans les passages périlleux de sa voltige aérienne, elle balance même quelques passages qui partent clairement des tripes. Il est même à se demander si l’on ne doit pas ouvrir une seconde session de la Controverse de Valladolid, avec pour question principale: «Peut-on considérer que cette femme pourrait chanter la soul avec une voix qui viendrait de l’âme ?». Corolaire à la question princeps: «Les femmes auraient-elles donc bien une âme, contrairement à l’interrogation laissée en suspens par Pierre Desproges ?».

" Y'a l'feu chez Adèle / Sa chemise en dentelle / Sa culotte, ses jarr'telles / Sont roussis / Son canari, son p'tit loulou chéri / Et son chat gris sont à demi rôtis."

"Pour moi, il y a longtemps qu'c'est fini.
Je comprends plus grand'chose, aujourd'hui
Mais j'entends quand même des choses que j'aime
Et ça distrait ma vie... "


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