mercredi 30 juin 2010

L’Araucaria du Chili, l’arbre design.




Araucaria araucana ou Araucaria imbricata

Synonymes français : désespoir des singes, sapin du Chili.

Famille : Araucariacées (famille des plantes gymnospermes qui compte 32 espèces réparties en 3 genres).

Description : arbre de 30 à 50 mètres dans son aire d’origine, beaucoup plus petit en Europe. Port pyramidal chez les jeunes sujets garnis de branches épineuses jusqu’à leur base, devenant globuleux chez les adultes par chute des rameaux inférieurs. Houppier sphérique et dense avec l’âge. Feuilles en larges écailles, rigides, piquantes, disposées radialement. Espèce dioïque (se dit d'une espèce dont les fleurs unisexuées mâles et femelles sont portées par des pieds différents) à cônes femelles globuleux, hérissés, de 10 à 20 cm de diamètre, et à inflorescence mâles cylindriques, en chatons de 10 cm de long environ. Écorce grise et rugueuse, garnie d’écailles acérées.

Biologie et acclimatation : espèce résistant assez bien aux hivers rigoureux (-15 à -20 °C) à l’état adulte. Plus sensible dans la jeunesse. Supporte tous les sols, mais préfère les milieux profonds et frais dépourvus de calcaire actif. Craint les étés secs et chauds. Longévité : 100 ans environ.

Pathologie : aucun parasite signalé.

Intérêts : usage ornemental. Le bois serait d’une qualité semblable à celle du bois de sapin.

A noter : les graines constituent un dessert dans les pays d’Amérique du Sud. On rencontre cet arbre assez fréquemment dans nos parcs. Les formes en candélabre des jeunes spécimens donnent à l’arbre un design qui ne manque d’attirer l’œil du passant. Appelé communément chez nous «le désespoir des singes», nul besoin de préciser l’origine de cette dénomination au lu du descriptif des feuilles…



jeudi 24 juin 2010

Safari au crépuscule






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Depuis le temps que ma carte réseau ADSL œuvrait vaillamment sans regimber – on ne parle actuellement plus que de «box» parce qu’en France on se met à aimer les boîtes de rosbif – le jour devait arriver où elle allait décider de se mettre en grève. Logique alors que nos syndicats nationaux s’agitent. Deux jours sans internet, cela a du bon: j’ai enfin terminé la numérisation de mon stock de photos anciennes.

Dans ce billet, deux clichés argentiques de 1987 que j’aime bien. A mon humble niveau, ils illustrent un grand principe de la photographie en lumières naturelles que d’aucuns mésestiment alors que les photographes de métier le martèlent. On met de son coté les chances de réussir de bonnes photos du genre quand on part en expédition de bon matin (comme pour la bouillabaisse) ou en fin d'après-midi (comme pour la choucroute). On voit ici «les jumelles» s’adonner à la chasse aux lucioles et autres vers luisants, ou peu reluisants, dans les environs de Leucate-Village, peu avant le coucher du soleil, un de ces deux moments propices pour jouer avec les lumières rasantes et éviter les images trop plates.

Malgré le fait qu’elles soient bien engagées dans l’âge de raison, elles m’en voudraient encore beaucoup de ne pas clamer haut et fort qu’aucun animal n’a été maltraité à l’époque et que les proies ont été immédiatement remises en liberté après une courte observation entomologiste…

lundi 21 juin 2010

Ne cherchez plus le traître de l'Équipe de France, c'est....





... le Virginien, bien entendu.

Note: le préparateur physique de l'Équipe de France peut arrêter sa course contre la montre. Un photographe caché dans un fourré lui a ramené son chronomètre ainsi que son propre outil de travail endommagé sauvagement par l'impact. La facture risque d'être lourde. En effet, ce type de dommage est exclu fort étonnement du contrat de garantie fabriquant. Nos correspondants suivent l'affaire de loin: c'est plus prudent...

dimanche 6 juin 2010

Sans tambour mais avec trompette.

Quelques petits bijoux pleins d’humanité arrivent toujours à passer le tir de barrage des blockbusters, véritables safaris traquant l’argent du beauf et supermarchés ambulants du scenario à l’indigence flamboyante.

Il m’a été donné - une fois de plus dans la série séances de rattrapage – de regarder récemment deux films étrangers aux univers qu’on imaginerait de prime abord trop dissemblables pour cohabiter ou se trouver aux antipodes de nos soi-disants petits films intimistes franco-français qui laissent sur sa faim la bête traquée évoquée plus-haut suite au manque d’effets spéciaux époustouflants ou de cascades rocambolesques.

Que peut-il y avoir de commun entre la visite compliquée d’une fanfare égyptienne en terre israélienne et ce repas de famille japonais commémorant par une belle journée d’été à Yokohama la mort tragique du fils ainé?

La réponse: tout un lot de personnages plus attendrissants les uns que les autres qu’on aimerait rencontrer un jour pour échanger quelques paroles complices. Point de scénario alambiqué dans ces deux histoires. Aucun budget somptuaire mis à la disposition des metteurs en scène. L’absence de ces deux éléments n’empêche pas qu’à la sortie on obtienne deux films gonflés d’amour, de nostalgie et d’exotisme. Sans y changer grand-chose, on pourrait glisser leurs dialogues dans certains de nos "petits" films européens et bien comprendre que la tendresse, même si elle est souvent denrée rare, est un bien universel appartenant au patrimoine de l’humanité avec ou sans grand "h".

LA VISITE DE LA FANFARE d’Eran Kolirin : très nombreuses récompenses dont le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes 2007.

STILL WALKING de Kore-Eda Hirokazu : Asian Film Awards 2009.






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mardi 1 juin 2010

L’appel du devoir


Le PC de secours de la Mansarde est une antiquité remise, par-ci, par-là, vaguement à niveau. Elle date de la toute fin du XX ème siècle. Point nécessaire de préciser que ses performances ne sont plus de tout premier ordre et l’intérêt qu’y portent certains musées de l’informatique. Un de ses deux disques-durs (du luxe, je sais) est bourré à craquer d’anciens jeux ayant le mérite de toujours tourner sous XP SP3. Étant donnée sa capacité, comme mon voisin, il a vite fait d’être bourré. Quoi qu’il en soit, sa carte graphique a l’étonnant mérite de supporter des jeux que même le négociant le plus sournois se refuserait à vous vendre pour ne pas se retrouver devant un tribunal suite à tromperie aggravée sur la marchandise.

J’avais testé, il y a bien des années la première version d'un jeu à la rare poésie dans lequel on fraternise avec nos voisins allemands en dégommant un nombre si coquet de leurs soldats d’élite, que Sergio Leone vous aurait engagé illico comme scénariste. Chacun sait qu'il refusait moins d’un millier de morts par heure. La version de ce jeu n’ayant rien d’officielle, l’option réseau était problématique en raison d’un numéro de série aussi connu dans le monde de la flibuste que le 118-718 (je sais, c’est pas beau… mais l’éditeur va être content après). Ce détail vous refusait l’accès à la quasi-totalité des serveurs. L’intérêt de conserver une vieille bécane, les jeux nouveaux devenus vieux qui étaient vendus à leur sortie à des prix aussi spectaculaires que les scènes graphiques présentées sur leurs jaquettes, finissent par être recyclés quelques années après, et cette fois, sont proposés pour une bouchée de pain. Une folie, j’ai acheté, il y a quelques jours, une version encore plus récente que la précédente de ce FPS à grand succès, histoire de donner le coup de grâce à ma carte graphique du Neandertal. Et bien non ! Elle ronronne toujours!

Ces jeux de boucherie ont un coté pervers. On s’illusionne sur sa capacité à ne pas être du genre à manger de ce pain la non mais, même si ce n’est qu’une bouchée. Trois heures du matin, j’ai des frissons. Je viens à peine de gagner à moi tout seul la bataille de Stalingrad en ayant opiné aux moindres ordres de mon chef bolchévique. Il ne faut pas croire ici en ma capacité de maîtriser le Russe. Il les gueulait dans un Français que n’aurait pas renié Chateaubriand. Et moi qui devait amener ma voiture au garage le jour-même aux aurores. Pas pu résister cependant avant de faire coucouche panier - assez fier de ma performance stupéfiante en mode débutant (bleu pour être précis) - de tester une partie en réseau. Le monde du jeu en ligne ne dort jamais : une foultitude de serveurs était disponible à cette heure locale de noctambule. Je vais faire un malheur dans ce secteur de combat que je connais comme ma poche. Le temps de choisir mon arme et d’organiser mon plan tactique, j’étais déjà mort. Pas grave, à la seconde tentative, ça va saigner, bande de salopards. Des messages en ligne illisibles ou sibyllins tombaient drus comme les douilles de ma Thompson. Le temps de faire quelques gracieuses pirouettes défensives me permettant d’admirer des paysages bucoliques, je foudroie en plein vol un haut-gradé. Un message douteux, en serbo-croate probablement, et me voilà éjecté illico de la partie alors que je n’avais fait qu’une pauvre dizaine de victimes collatérales dans mon équipe. Les mauvais joueurs !

Ce matin, les yeux rouges, en allant chercher ma baguette à la boulangerie, aucun des lampadaires, auxquels j’ai pourtant dit poliment bonjour, ne m’a salué. L’infamie me collait donc à ce point à la peau ?