mardi 22 décembre 2009

Private Investigations

*




Dire que les moteurs de recherche sont des outils redoutables n’est pas une expression vaine.

Je me suis amusé récemment à tester la chose. Il y a une trentaine d’années, j’avais une correspondante allemande que je n’ai rencontrée qu’à trois reprises au début des années 70. Ne me restait plus que son nom de jeune fille pour mener à bien ma recherche. Imaginant mal qu’elle l’ait conservé longtemps vu l’impact qu’elle avait à l’époque sur la gent masculine, je voyais mal comment mes recherches allaient aboutir avec cet élément de départ rudimentaire. Dans un premier temps, seuls un ou deux articles allemands qu’elle avait rédigés alors qu’elle était jeune journaliste sont apparus au milieu d’un listing hétéroclite concernant clairement des homonymes. Pas très avancé avec cela. Une seconde tentative plus tardive me permit de tomber, aller savoir ce que ce truc pouvait bien faire sur le net, sur un extrait d’une généalogie indiquant le mariage d’une personne correspondant au nom d’état civil entré dans les mots clefs avec un certain ****. Remplaçant alors l’ancien nom de famille par le nouveau, une copieuse iconographie à propos d'une personne chargée des relations publiques dans une grande banque de Münich, mariée au rédacteur en chef d’un magazine allemand célèbre d’automobiles, est apparue. Aucun doute permis, les quelques photos glanées sur la toile comparées à la seule photo noir et blanc qu’elle m’avait envoyée après notre première rencontre, montrait que ma recherche avait fait mouche.

" Mit freundlichen Grüßen, nach all dieser Zeit."Google pourrit la profession de détective privé !



6 commentaires:

  1. voilà qui me donne des idées... merci !

    RépondreSupprimer
  2. Je comprends que tu en aies gardé des souvenirs émus, mais comprends moins que tu aies passé tout ce temps avant de chercher à la retrouver....

    RépondreSupprimer
  3. Je rejoins totalement le commentaire de Denis, n'imaginant pas un instant, connaissant l'oiseau, qu'il n'ait été question à l'époque que d'échanges épistolaires. Procès d'intentions diras-tu en bel hypocrite? Quoi qu'il en soit, il y a prescription des faits!

    RépondreSupprimer
  4. Noëlle> ma fille Caroline m'a dit la même chose. On se trouve donc en plein pic d'épidémie nostalgique. Que fait notre ministre de la santé.

    Denis Macheprot> Arrêtez de m'engager à mon corps défendant en direction du marais des regrets et des remords alors que ce billet ne traite que d'informatique. Cependant, j'ai écrit une nouvelle-anecdote, voilà des années, évoquant le personnage de cette traque sur internet. Je me suis jusqu'ici refusé de la publier en raison de fortes tendances autobiographiques du sujet. Le fait de parler de prescription finirait presque par légitimer la publication... Un truc qui risquerait de me fâcher un peu plus avec d'anciennes relations. Dynamite à mèche courte: "Il était une fois la révolution".

    RépondreSupprimer
  5. prescription du ministre de la santé, alors ... richesse et complexité de la langue française !

    RépondreSupprimer
  6. Noëlle> et pour complexifier encore la chose: "Est-ce qu'une ancienne pharmacienne, ou une pharmacienne tout court, a le droit de prescrire?"

    RépondreSupprimer

Commentaire de :