lundi 28 janvier 2008

Second baby-boom slow - PROCOL HARUM

Highslide JS


Procol Harum, groupe britannique formé en 1967, connait un succès fracassant l’année même avec son titre « A Whiter Shade of Pale », repris par Annie Lennox en 1995, dans l’album « Medusa ».


Je me souviens qu’en juin de cette année, une station radio grandes ondes, dans une version anticipatrice du fameux «STOP ou ENCORE», proposait à ses auditeurs de téléphoner pour demander la rediffusion d’un titre en cours "ad nauseum". Ce morceau avait explosé le record du moment avec plus de 25 redemandes. Je suis persuadé qu’une analyse fine des courbes démographiques françaises de l’époque pointerait une augmentation significative des naissances dans les années qui suivirent. Ce slow ravageur à la base d’une quantité d’idylles n’aboutira pas bien entendu systématiquement à l’acmé reproductrice.

Vous pouvez vous amuser à regarder sur le net les traductions sidérantes en français du morceau. Pour exemple, les premières lignes du premier couplet vont de : On a sauté au-delà de la lumière fandango / Renvoyé les plateaux de l'autre côté du plancher / J'avais comme un peu le mal de mer…
à : Nous sautillions sur un léger fandango / Faisions la roue sur le plancher / J'avais une sorte de mal de mer…
Quoiqu’il en soit : Et c'est plus tard / Quand le meunier nous conta sa légende / Que son visage au début juste fantomatique / Vira vers une tonalité de pâle des plus blanches.
Le groupe avait du consommer une redoutable mixture à base des principales spécialités psychédéliques de l’époque pour nous pondre ce texte baroque !

Le lien «YouTube» ci-dessous peut conserver l’effet pervers signalé plus-haut : prière d’écouter seul. L’onanisme est toléré. On remarquera au passage la qualité technique des retransmissions télévisées d'alors.
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samedi 26 janvier 2008

Le Bal à Scola



Adapté par Ettore Scola de la pièce de théâtre mise en scène par la Troupe du Campagnol et Jean-Claude Penchenat, Le Bal nous offre un voyage insolite dans le temps en évoquant la société française à travers la musique et la danse, du front populaire aux années 80. Pour Scola, "Le bal", est un film muet dont les dialogues existent au travers des sourires, des mouvements, des musiques. Entreprise audacieuse qui arrive cependant à mettre dans le mille. On tourne les pages d’un carnet de voyage dans le temps qui émeut et amuse. Des hommes et des femmes dans une salle de bal, traversent les années avec leurs drames et leurs petits bonheurs, au gré des modes musicales en mouvement. La bande musicale réalisée par le talentueux Vladimir Cosma enchaîne avec habilité des chansons évocatrices de grands moments d’Histoire et génératrices de souvenirs et de nostalgie. Les couples se forment ou se détruisent au gré des événements qui les emportent. Occasion idéale pour le metteur en scène de rendre hommage au cinéma de Chaplin, aux comédies musicales de Fred Astaire et Ginger Rogers, ou aux grands rôles de Gabin. Coté technique et mise en scène, Scola fait complètement oublier le problème du décor unique à Cinecittà et de l’immobilisme qui pourrait en découler. Difficile de faire plus maitrisé et original que cet éclat de météorite cinématographique !
« Le Bal » a connu un vif succès auprès du public et des critiques, raflant trois Césars et une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger (1984).



jeudi 17 janvier 2008

Les réformes de l'enseignement



N'y aurait-il pas un fond de vrai dans cette présentation Flash tirée d'un diaporama PPS ?