mardi 31 juillet 2007

God Save The Kinks



J’ai toujours eu un faible pour « Les Extravagants » de Muswell Hill, banlieue pauvre de Londres. Les frères Davies, en perpétuelle dispute à la ville comme à la scène, ont su au début des années soixante imposer peu à peu leur musique et leurs textes aux accents cockney, scénettes évoquant souvent petites joies et malaises de leur classe sociale. Tantôt provocatrice tantôt sincère, leur peinture dans la société britannique a quelques accents poétiques. Fins observateurs du quotidien des banlieues ouvrières, leur comédie humaine nous fait rencontrer des personnages du quotidien parfois attachants, hauts en couleurs, désuets ou irritants. Quand j’écoute les Kinks, je vois l’étrange Lola aux traits tirés par ses nuits de fêtarde passer devant le jardinet d’une cité ouvrière au cœur d’un après midi ensoleillé ou j’imagine la vie morose d’une impasse de quartier et ses personnages à la Ken Loach. Difficile de ne pas reconnaître le son saturé des Kinks et la coloration typique de leurs morceaux. Les Kinks étaient des artisans habiles, pas une fabrique de standards à la chaîne.

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